Hypericum perforatum

Le millepertuis, appelé également Herbe de la Saint-Jean, se trouve partout dans nos régions, et forme de magnifiques bosquets de fleurs jaunes lumineuses aux abords de juin. En s’approchant on découvre la délicate disposition de la corolle et des étamines du millepertuis. On peut constater également la présente de petits trous en transparence sur ses feuilles, d’où son nom de « perforatum« .

Les propriétés du millepertuis en phytopharmacie sont connues depuis l’Antiquité, en particulier dans le traitement des plaies et brulures, mais aussi dans ses propriétés anti-dépresseur (le Prozac contient un principe actif qui lui vient du millepertuis).

 

Côté Histoire

Le millepertuis est, depuis l’époque des Celtes, associé au solstice d’été. En effet, c’est à cette période qu’il fleurit et se récolte.

Durant le Moyen-Age, Le millepertuis est célébré lors de la Saint-Jean (qui se trouve célébré le jour du solstice d’été). On l’accroche en bouquets au dessus le la porte d’entrée des maisons. Le millepertuis alors repoussera fantômes et sorcières.

Certains répandaient des fleurs de millepertuis au pied de leurs lits, marchaient pieds nus dessus avant de se coucher. Vous aviez alors toutes les chances de voir les fées en rêve.

Le millepertuis avait une telle réputation qu’on appelait cette plante Fuga demonia, la plante qui fait fuir les démons.

Selon Jacint Verdaguer, c’est dans le Vallespi (Pyrénées Orientales) qu’un forgeron, aux Forges de La Preste s’éprend d’une jeune fille. Cette dernière ramasse l’herbe de la Saint Jean (le millepertuis), la tresse en forme de croix et la suspend à sa porte. L’herbe révèlera l’identité du forgeron : il est en réalité le diable.

 

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